Dordogne est un jeu d’aventure à tendance histoire interactive.
L’histoire commence lorsqu’une jeune femme qui ne se souvient pas de son enfance va visiter la maison de sa grand mère récemment décédée, alors que son père avait coupé les ponts avec elle depuis 20 ans, pour essayer de comprendre et de se souvenir. Très vite, elle replonge dans des flashbacks, et on l’incarne étant enfant, lors d’un séjour en été.
L’histoire, finalement très banale et terre-à-terre, est très touchante et bien racontée, et parlera peut-être à ceux qui se sont ennuyés chez leurs grands-parents pendant l’été, perdus en campagne : les petites activités qui rapprochent la fille et la grand-mère petit à petit, les découvertes de souvenirs douloureux lors d’une fouille du grenier, l’exploration de la campagne environnante, etc. Encore une fois, le jeu ne raconte finalement pas grand-chose, mais sur les 2h30 que dure une partie, il le fait très bien, et j’ai parfois été assez ému.
Le gameplay est très basique : on se promène ici et là pour cliquer sur des points d’interaction, et on fait certaines actions avec des sortes de mini-jeux : par exemple pour faire de la cuisine on va cliquer sur le couteau pour couper les ingrédients, tourner le stick pour remuer, etc. Ça revient de temps en temps, parfois à des moments incongrus, et ça m’a un peu donné l’impression que les développeurs essayaient de forcer des moyens de mettre du « gameplay », sans que ça n’apporte grand-chose. Les décors comportent quelques petits trucs à chercher, des stickers, des photos, des mots, pour compléter les pages d’un carnet à la fin de chaque semaine.
Ce qui frappe le plus dans le jeu, c’est le style graphique très original, en mode aquarelle, absolument magnifique… sauf que sur Switch, beaucoup de textures sont extrêmement compressées, et que les objets 3D par-dessus jurent parfois ; dans l’ensemble c’est joli, mais par moment l’ambiance se brise un peu. Les voix sont françaises, ce qui n’est pas étonnant pour un jeu français qui se passe en France.
J’ai bien aimé Dordogne : je l’ai trouvé joli et émouvant, mais avec une histoire simple, un jeu très court et quasiment aucun gameplay, il faut savoir où vous mettez les pieds.